Article mis à jour le 3 septembre 2026
Les livrets réglementés permettent de placer une épargne disponible et sans risque de perte en capital. Depuis le 1er août 2026, le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) rapportent 1,7 % par an. Le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux foyers respectant certaines conditions de revenus, reste mieux rémunéré, avec un taux de 2,5 %.
Ces produits conviennent principalement à la constitution d’une épargne de précaution. Avant de comparer leurs taux, il faut également tenir compte de leur fiscalité, de leurs plafonds et des conditions de retrait.
Les intérêts capitalisés peuvent porter le solde au-delà du plafond de 22 950 €. En revanche, aucun nouveau versement ne peut être effectué une fois ce plafond atteint.
Comme pour le Livret A, les intérêts peuvent faire dépasser le plafond réglementaire.
Le LEP demeure le livret réglementé le mieux rémunéré. Les plafonds de revenus applicables dépendent notamment du nombre de parts du foyer fiscal et du lieu de résidence.
Le taux du PEL est fixé au moment de son ouverture et reste garanti pendant sa durée. Il dépend donc de l’année d’ouverture : 1,75 % pour un PEL ouvert en 2025, 2,25 % en 2024 et 2 % en 2023.
Tout retrait effectué avant quatre ans entraîne la clôture du plan et peut réduire certains de ses avantages. Un PEL ouvert en 2026 permet par ailleurs d’obtenir, sous conditions, un prêt épargne logement au taux de 3,20 %.
Certaines banques proposent un taux supérieur au minimum réglementaire. Il peut donc être utile de comparer les offres.
Les retraits sont possibles à condition de maintenir un solde d’au moins 300 €. Un retrait faisant passer le solde sous ce montant peut entraîner la clôture du compte.
Le taux peut être fixe, progressif ou variable. Il faut comparer le rendement, la durée d’immobilisation et les pénalités applicables en cas de retrait anticipé.
Pour une personne éligible, le LEP est généralement à privilégier en premier en raison de son taux de 2,5 % et de son exonération fiscale. Le Livret A et le LDDS sont adaptés au complément d’une épargne de précaution immédiatement disponible.
Le PEL répond davantage à une logique d’épargne régulière et de préparation d’un projet immobilier. Son rendement doit être apprécié après fiscalité et en tenant compte des contraintes de versement et de retrait.
Les comptes à terme peuvent offrir une rémunération différente, mais l’argent y est généralement moins disponible et les intérêts sont fiscalisés. Les offres doivent donc être comparées au cas par cas.

Conservez sur des supports disponibles et sécurisés une somme correspondant à plusieurs mois de dépenses courantes. Une fois cette réserve constituée, le choix des autres placements doit dépendre de votre horizon, de vos projets, de votre tolérance au risque et de votre situation fiscale.
Les taux réglementés pouvant être révisés périodiquement, pensez à vérifier leur évolution avant toute décision.